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Le Forum Alternative Channel approche


  • Le 30 avril aura lieu à Barcelone le premier Forum ALTERNATIVE CHANNEL, Réseaux sociaux et médias responsables, organisé par Iwith.org et Alternative Channel. Le forum devrait être un point de rencontre entre experts des réseaux sociaux, des TIC et du Web 2.0, les professionnels de la communication sociale et responsable, ainsi que les acteurs du troisième secteur, comme les organismes internationaux, les ONG et les entités.


Le premier Forum Alternative Channel, organisé par Alternative Channel en association avec Iwith.org, est un événement sans précédent, tant par sa portée que par les thèmes à traiter. Le rendez-vous affiche pour objectif de promouvoir l'utilisation des nouvelles applications d'Internet parmi les acteurs du troisième secteur (associations, fondations, ONG). Deux cents personnes devraient participer, elles apprendront ainsi comment participer au Web 2.0, diffuser une vidéo sur Internet ou améliorer sa visibilité sur le réseau.

Signalons parmi les conférenciers des membres d'une longue liste d'entités, avec en premier lieu le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et une série d'ONG internationales et nationales comme Amnesty International, la fondation Chandra, la fondation Rigoberta Menchú, le mouvement Green Belt, Humania TV, le Comité international de la Croix Rouge et Médecins sans frontières, entre autres.



La journée s'articule autour de trois thématiques :

1. Réseaux sociaux : Marketing viral, publier et partager l'information
2. Médiatisation, sensibilisation et responsabilité
3. Communication pour le développement : TIC et transformation sociale

Ces thèmes seront à leur tour analysés sous 3 formes :

* Des séminaires : table ronde d'experts internationaux qui débattront des dernières tendances en matière de technologie au service de la société.
* Le coin de l'orateur : une tribune pour présenter des exemples créatifs d'utilisation d'Internet et de la vidéo. Micro ouvert à tous les participants souhaitant présenter leurs vidéos publiées sur Alternative Channel.
* Ateliers de reportage vidéo pour les ONG : en collaboration avec l'Universitat Autònoma de Barcelona, nous proposons des sessions pratiques de scénario, de tournage et de montage d'un reportage vidéo par des professionnels de l'audiovisuel.

Vous trouverez ci-dessous le Programme du Forum, où figure la Conférence sur la communication pour le développement par le Prix Nobel et Prix du Prince d'Asturie Rigoberta Menchú Tum et la Projection du témoignage de la kenyane Wangari Muta Maatahi, Prix Nobel de la Paix 2004.





Le Forum Alternative Channel se démarque également par la qualité de ses conférenciers, parmi lesquels :


Vicente Verdú

Vicente Verdú est né à Elche en 1942. Ecrivain et journaliste, il a obtenu un doctorat en sciences sociales à l'Université de la Sorbonne, il est également membre de la fondation Nieman, de l'Université de Harvard. Il collabore régulièrement au journal El País, où il a occupé les postes de Chef d'opinion et Responsable culturel. Il a notamment publié : Noviazgo y matrimonio en la burguesía española (Fiançailles et mariage dans la bourgeoisie espagnole), El fútbol, mitos, ritos y símbolos (Le football, mythes, rites et symboles), El éxito y el fracaso (La réussite et l'échec), Nuevos amores, nuevas familias (Nouveaux amours, nouvelles familles), China superstar (Chine superstar), Emociones y Señoras y señores (Emotions et femmes et hommes (Prix Espasa de l'essai)). Anagrama, où il a édité son premier titre en 1971, Si Usted no hace regalos le asesinarán (Si vous ne faites pas de cadeau, vous serez assassiné), a également publié les volumes de contes Héroes y vecinos (Héros et voisins) et Cuentos de matrimonios (Contes de mariages), ainsi que les essais Días sin fumar (Des jours sans fumer, finaliste du prix Anagrama de l'essai en 1988) et El planeta americano (La planète américaine), grâce auquel il a remporté le prix Anagrama de l'essai en 1996. Ses deux derniers ouvrages s'intitulent El estilo del mundo, La vida en el capitalismo de ficción (Le style du monde, la vie dans le capitalisme de fiction, Anagrama, 2003) et Yo y tú, objetos de lujo (Moi et toi, objets de luxe, Debate, 2005).


Thierry Maillet

Thierry Maillet est l'auteur de Generación Participación (Génération Participation), dans lequel il analyse les relations entre consommation et citoyenneté. Son passé de journaliste, puis de créateur d'entreprise a forgé son intérêt pour l'interaction entre citoyen et entreprise. Il partage son temps entre des activités de conseil (directeur de la société TMV-H), d'investigation (EHESS) et d'enseignement (Université Carlos III à Madrid). Son livre "la Generación P: de la sociedad de consumo a la sociedad de la Participación" (La Génération P: de la société de consommation à la société de participation) a été édité chez M21 Ediciones (www.m2editions.com). Un blog y est associé : www.generationp.eu. De l'avis de l'auteur, les nouveaux consommateurs sont membres de la génération P et souhaitent partager une vision et un ressenti avec les entreprises qu'ils considèrent comme plus génératrices de vie que de rêve. Cette compréhension de l'évolution de la société a mûri pendant les années où il a été directeur de l'une des premières sociétés de conseil en commercialisation en France, "Comercialización Inteligencia" entre 1997 et 2003. Pour enrichir ses enquêtes, il suit un cours de doctorat à l'Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris, sur le thème de l'histoire et des civilisations. Il est enfin co-fondateur du réseau social consacré à la photographie, www.yourshot.eu.


Rigoberta Menchú Tum

Rigoberta Menchú Tum, prix Nobel de la paix grâce à son travail en défense du respect des droits du peuple indigène, ambassadrice de bonne volonté de l'UNESCO et Prix du Prince d'Asturies pour la coopération internationale. Rigoberta Menchu Tum a connu les injustices, la discrimination, le racisme et l'exploitation qui maintiennent la pauvreté extrême sur des milliers d'indigènes au Guatemala. Elle préside actuellement la fondation Rigoberta Menchú Tum, qui promeut des projets d'éducation, de production et d'infrastructure pour les populations les plus nécessiteuses.

Wangari Maathai

C'est la première femme africaine à avoir obtenu le Prix Nobel de la paix (la sud-africaine Nadine Gordimer avait obtenu celui de littérature en 1991). C'est également la première femme en Afrique centrale et orientale à avoir obtenu un doctorat. Elle est aussi la première doyenne de l'Université de Nairobi, au Kenya.
Wangari est née en 1940 à Nyeri, une ville proche de Nairobi. Son cursus dans l'enseignement supérieur est une vraie rareté chez les femmes des quartiers ruraux du Kenya.
Elle a obtenu sa licence en biologie au Mount St. Scholastica College à Atchison, au Kansas en 1964. Elle a ensuite décroché un Master en sciences à l'Université de Pittsburgh en 1966. Ses études se sont poursuivies par un doctorat en Allemagne et à l'Université de Nairobi, où elle a reçu son Ph.D. en 1971. Au terme de ses études, elle a enseigné l'anatomie vétérinaire à l'Université de Nairobi, malgré le scepticisme et l'opposition des étudiants masculins. Elle a poursuivi sa carrière dans cette université, où elle a occupé quasiment tous les postes de doyen, c'est aussi la première femme à occuper la direction d'un département, jusqu'à en devenir la doyenne.


Elle s'est mariée en 1970 avec un membre de la législature locale. Son mariage a duré 10 ans. Au début des années 80, son mari a déposé une demande de divorce pour les raisons qu'elle était "trop éduquée, avait trop de caractère, rencontrait trop de succès et était trop obstinée pour être contrôlée" (citation extraite de l'Encyclopedia of World Biography, 1999, Gale Group).
Wangari Maathai a milité au Conseil national des femmes du Kenya entre 1976 et 1987, dont elle a occupé la présidence entre 1981 et 1987. C'est d'ailleurs au Conseil national des femmes qu'elle a présenté l'idée de planter des arbres pour préserver l'environnement et améliorer la qualité de vie.

En 1977, elle fonde le Mouvement Green Belt (ceinture verte) qui a planté plus de 20 millions d'arbres, pour tenter d'éviter la déforestation et la désertification consécutive. En 1989, les Nations Unies précisaient qu'en Afrique, sur 100 arbres coupés, seul 9 étaient replantés. Les dommages sur l'environnement sont considérables et se sont naturellement répercutés sur la qualité de vie des populations. Le programme est principalement mené par des femmes qui, en échange d'un salaire pour replanter les arbres, bénéficient de meilleures possibilités de s'occuper de leurs enfants et de préserver l'avenir de l'environnement.
En 1986, le Mouvement a mis en place un réseau panafricain (Pan african Green Belt Network), comptant 40 personnes chargées de répliquer le programme dans leurs pays respectifs ou de mettre en place des programmes similaires.
En 1988, Wangari Maathai a retenu l'attention du public mondial, en s'opposant au projet de logements de luxe soutenu par le président kenyan, responsable du défrichement de plusieurs centaines d'hectares de forêt. Elle est arrêtée en 1991 et mise en prison, puis libérée grâce à une campagne menée à bien par Amnesty International. En 1999, elle est attaquée alors qu'elle plante des arbres dans la forêt publique de Karura à Nairobi, protestant contre une déforestation incessante.

En sa qualité de co-présidente du Jubilee 2000 Africa Campaign, Wangari s'est lancé de nouveaux défis : elle a notamment joué un rôle primordial dans la demande de remise de la dette des pays du Tiers Monde.
Depuis janvier 2002, Wangari est Visiting Fellow (expert détaché) à l'Institut international des forêts durables de l'Université de Yale. En décembre de la même année, elle a été nommée Vice-ministre de l'environnement, des ressources naturelles et de la vie sauvage. Le professeur Maathai a reçu d'innombrables prix et mentions pour ses actions, parmi lesquels le prix de la Femme de l'année en 1983 et le fait d'être considérée par Earth Time comme l'une des 100 personnes au monde dont le travail a pu produire une différence dans le monde en ce qui concerne l'environnement. En 2004, le comité norvégien des prix Nobel a accordé à cette kenyane le prix Nobel de la paix. C'est la première femme africaine à recevoir une telle récompense.
Maathai met un accent holistique sur le développement durable : démocratie, droits de l'homme et, en particulier, droit des femmes. Elle pense globalement et agit localement. Au-delà de protéger l'environnement, sa stratégie consiste à assurer et renforcer les bases d'un développement écologique durable. C'est grâce à l'enseignement, le planning familial, la nutrition et la lutte contre la corruption que le Mouvement Green Belt a ouvert la voie au développement.

Robert Lamb

Robert Lamb a démarré sa carrière à la télévision comme étudiant stagiaire à la BBC. Après trois années passées en tant que rédacteur et reporter, il est muté dans une station du réseau d'ITV qui réalisait un programme hebdomadaire sur les thèmes de l'actualité. Robert Lamb s'est rapproché de l'équipe de Earthscan à l'institut international pour l'environnement et le développement. Il y a établi, en coopération avec Anil Agarwal, le premier service environnemental d'actualités. Au début des années 80, Robert Lamb a été nommé chef des communications de l'union internationale pour la conservation de la nature en Suisse. Il a également assuré des fonctions de rédacteur pour le programme des Nations Unies pour l'environnement (UNEP) à Nairobi.

Même s'il devait rester consultant principal à l'UNEP jusqu'en 1992, il a consacré à partir des années 80 une grande partie de son temps à créer la chaîne TV “Confianza en el Medio Ambiente”. En près de deux décennies, il a engagé, co-produit, produit et dirigé aux environs de 1000 films ayant raflé près de 300 prix internationaux, dont le Prix Italia, le Bafta et le Peabody.

Sa chaîne a été lancée lors du vingtième anniversaire de l'UNEP et, parallèlement, Robert Lamb a été nommé directeur. Il se concentre à plein temps sur la production de la série hebdomadaire Reportes de la Tierra (rapports Earth).

En mars 2006, il renonce à son poste d'éditeur chez Earth Report après la 400ème émission. En 2005, Robert Lamb entre à Dev TV, une organisation suisse sans but lucratif, en qualité de producteur exécutif senior. Sa première collaboration à Dev TV  a consisté à produire la célèbre série de la BBC avec Médecins sans frontières "Médicos en la Línea de Frente". Quatre autres saisons de la série se trouvent à diverses étapes de production. Robert Lamb est également le créateur de reportages télévisés de longue durée comme Vida, Ir a por Verde, Eco et actuellement la série Desafío Mundial parrainée par Shell. En juin, ses stations de télévision ont commencé à enregistrer Nature Inc. qui sera diffusée en 2010.

Robert Lamb a également travaillé en tant que consultant politique et communication dans de nombreuses agences internationales comme la Banque Mondiale, La Protectora Global del Medio Ambiente, la convention biologique sur la diversité de l'O.N.U, l'Unicef et l'union pour la conservation du monde.

 

Traduction faite par Nathalie Guillou
le 04/04/2008
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